Niels Schneider : Etre acteur

: « Être me permet d’échapper à moi-même. »

Source : Publié le 16 novembre 2016 sur Elle Magazine

Niels Schneider : « Etre acteur me permet d’échapper à moi-même. »
Niels Schneider : « me permet d’échapper à moi-même. » © Getty

Révélé en 2010 par Xavier Dolan dans « Les Amours imaginaires », Niels Schneider est un acteur qui monte. Rare dans les médias, il s’est toutefois confié à nous. Rencontre à l’occasion de la sortie de « Polina, danser sa vie », drame lumineux sur l’univers de la danse.

ELLE. Vous jouez un jeune danseur dans le film « Polina, danser sa vie ». Comment vous êtes-vous préparé au rôle ?

Niels Schneider. J’ai pris des cours de danse pendant quatre mois au Pavillon Noir d’Aix-en-Provence, le centre chorégraphique d’Angelin (Preljocaj, le réalisateur du film, ndlr). J’ai intégré son spectacle qu’on a joué à la cour d’honneur à Avignon et à Chaillot. Mon père était danseur classique, mais c’était un art que je connaissais très peu… Désormais, je vais voir un spectacle de danse par mois !

ELLE. Y a-t-il des points communs entre un danseur et un acteur ?

Niels Schneider. Je pense que les danseurs sont des interprètes exceptionnels et qu’ils feraient de très bons acteurs. Ils font passer des émotions avec leur corps, leur énergie et leurs mouvements. C’est tout simplement bouleversant.

ELLE. Comprenez-vous cette rigueur que les danseurs s’infligent ?

Niels Schneider. Je la comprends et j’en suis très admiratif. Cela demande une grande technique. Si un danseur ne danse pas pendant quatre jours, son niveau baissera. Alors que les acteurs peuvent ne pas jouer pendant des années et être formidable.

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Crédit photos : © Carole Bethuel – Everybody on Deck

ELLE. La danseuse Polina vit nuit et jour pour sa passion. Est-ce votre cas ?

Niels Schneider. Oui. Quand je joue un rôle, je peux ne pas en dormir la nuit. C’est quelque chose qui m’habite constamment, qui m’obsède. J’ai beau essayer, je n’arrive pas à penser à autre chose. Et quand je ne suis pas sur un tournage, je consomme énormément de films.

ELLE. Il y a une scène remarquable dans le film. Polina est dans le métro, elle voit deux amies se faire la bise, et, à partir de là, imagine une scène de danse. Cela vous arrive-t-il d’être inspiré par une scène de la vie ?

Niels Schneider. Cela m’arrive tout le temps : dans un bistrot, dans le métro… Il y a des situations cocasses, des répliques qui pourraient faire de merveilleuses scènes de drame ou de comédie. Le cinéma, ça n’est rien d’autre qu’étudier le comportement de l’être humain.

ELLE. Vous jouez souvent des rôles de séducteurs. Quel rapport entretenez-vous avec votre image ?

Niels Schneider. Quand j’aborde un rôle, je ne pense pas à mon physique. Sur le scénario, le personnage n’a pas encore de traits. C’est très important que l’image d’un comédien soit réinventée sans cesse, qu’il n’y ait pas de cristallisation autour de lui. Autrement, il y a un risque que cela devienne ennuyant, autant pour le public que pour l’acteur lui-même.

ELLE. Préférez-vous le théâtre ou le cinéma ?

Niels Schneider. Ce sont des sensations difficilement comparables. Au théâtre, il y a quelque chose de l’ordre de la transe. J’aime le rapport direct avec le public, c’est grisant. Mais aussi le fait qu’il n’y ait pas de coupures : quand on commence, on ne peut pas s’arrêter pour recommencer. Au cinéma, j’aime jouer avec le partenaire, avec ce que l’autre me donne. Dès que la caméra s’allume, plein de choses peuvent se passer : c’est l’imprévu qui me stimule.

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Crédit photos : © Carole Bethuel – Everybody on Deck

ELLE. Etes-vous allé voir le dernier film de Xavier Dolan, « Juste la fin du Monde » ?

Niels Schneider. Je n’avais pas lu la pièce et j’ai trouvé ça très bien. Xavier a gagné en maturité. Peut-être que je retournerai avec lui, mais pour le moment il a des projets américains. En tout cas, je lui dois beaucoup. C’est grâce à lui que j’ai été découvert en France, et je lui en serai toujours reconnaissant.

« Polina, danser sa vie » de  Valérie Müller et Angelin Preljocaj : en salles le 16 novembre 2016.

Source : Publié le 16 novembre 2016 à 09h00 sur Elle Magazine
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